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Le
tourisme bien-être |
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| Le Carillon
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L'abbaye de Saint-Amand possédait des
cloches à une époque bien reculée : un poème
de Gislebert, moine d'Elnon, mort à l'abbaye en 1095, révèle
la perte de dix-sept cloches lors de l'incendie de 1066; plus tard, Jehan
Froissart, dans un récit du siège de Saint-Amand, en 1340,
parle des cloches "moult bonnes et mélodieuses" qui y furent brisées.
L'horloge monumentale à cylindre du carillon automatique (gigantesque
boîte à musique) et le bourdon "Amanda" (4650 kg, 1m57)
datent de 1640, de même que la cloche à ban que l'on
voit au campanile de l'ancien Echevinage. Un fondeur de Tournai, G.L. Barbieux,
vint fondre les 48 cloches du carillon, au pied de la Tour en 1784-1785.
Le carillonneur de 1785 à 1789 et de 1802 à 1809 était
Desplanques. Depuis le 15 Pluviose de l'An X (février 1802),
le carillon fut joué quotidiennement de 11h30 à midi "afin
d'avertir les ouvriers et laboureurs de l'approche de l'heure de repas".
Saint-Amand-les-Eaux est la seule ville d'Europe où le carillon est
joué quotidiennement (à N.-D. de la Platé, à
Castres, on joue l'Angélus chaque soir).
Le carillonneur aveugle J.B. Gelatté, né à Valenciennes
en 1756, carillonneur du beffroi de cette ville depuis 1798, devint titulaire
du clavier de Saint-Amand en 1809. Ses petits-enfants, François
et Jean-Baptiste Lannoy, lui succédèrent, puis le fils
de ce dernier, René Lannoy, qui débuta à l'âge
de onze ans, et, ne perçut alors que de faibles émoluments
"en raison de son manque de force".
Quatre des cinq fils de René Lannoy carillonnèrent ensuite
sous sa direction, Marcel dès 1910, Maurice en 1913 (mort en 1958,
qui devint élève de Jef Denyn et inaugura les concerts
de carillon de Saint-Amand, en 1924), puis Emile, ensuite Robert (mort en
1979), qui devint Grand Prix de Rome en 1945. Le Renouveau de l'art Campanaire
en France trouve son origine à Saint-Amand-les-Eaux grâce à
Maurice Lannoy. Après avoir animé le carillon, Alfred
Dubois, lauréat de l'école Internationale de Malines,
décédé en 1986, créa la première classe
de carillon française devenue, en janvier 1988, l'école
municipale de carillon de Saint-Amand. Le jeu des cloches de Barbieux
fut complété en 1931 par deux bourdons "Paix" et "Solidarité",
et huit petites cloches portant les noms des carillonneurs. Il formait alors
quatre octaves chromatiques. Mais l'accord des cloches anciennes avec les
modernes était défectueux. En 1950, les fonderies spécialisées
Paccard d'Annecy-le-Vieux, installèrent un carillon de 43 cloches
auxquelles on ajouta des anciennes. En 1984, une cloche supplémentaire
vient compléter le carillon, ainsi formé actuellement de 48
cloches. Cette "Sidonie" de 690 kg sonne le mi-bémol du
clavier.
En 1988, une restauration très importante permit de redonner au carillon
toute sa splendeur sonore, de même que le système automatique
qui assure les ritournelles chaque quart d'heure.
Venez
écouter le carillon sur le site de Jean-Marc Stephan.
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© Ville de Saint-Amand-les-Eaux, 2010. Tous droits réservés.
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